rives45

Le discours de Versailles

In Politique - Nationale on 22 juin 2009 at 21 09 35 0635

J’ai été déçu par le discours de Versailles pour deux raisons:

  • Sur la forme. J’ai soutenu la révision constitutionnelle et le droit pour le Président de s’exprimer devant le Parlement; cette interdiction, dite loi chinoise, datait des premières années de la 3e république et répondait à une volonté de s’émanciper de la tutelle de Thiers; elle n’avait plus guère de sens aujourd’hui; seulement, j’étais favorable à deux choses : une sorte de discours sur l’état de l’union, c’est à dire un rendez-vous à date fixe, de rencontre entre deux pouvoirs constitutionnels ; ou une autorisation pour des interventions solennelles en cas de crise ou de projet de référendum par exemple.  En s’exprimant deux jours avant un remaniement, quelques jours avant un nouveau discours de politique générale du Premier ministre, le Président a, à mon sens, abaissé la parole présidentielle à un niveau qui n’est pas le sien, dans l’ordre symbolique; de deux choses l’une : soit on reste dans un régime politique dans lequel le gouvernement est responsable devant le Parlement, ce qui est le cas et le Président  a commis ne erreur institutionnelle en s’exprimant aujourd’hui ; soit on fait le choix d’un véritable régime présidentiel et dans ce cas une nouvelle révision constitutionnelle est requise et j’y suis favorable.
  • Sur le fond. Le discours ressemblait un peu à un catalogue ; j’attendais une stratégie plus claire sur la France d’après crise, tant en termes de réformes des collectivités que de transformations économiques et sociales. J’ai trouvé le discours trop marqué par la conjoncture politico-politicienne des derniers jours.

J’attends avec impatience la composition du nouveau gouvernement pour que le mouvement des réformes soit relancé !

Ridicules

In Politique - Nationale on 17 juin 2009 at 19 07 42 0642

Les parlementaires du PS se rendront au congrès à Versailles, mais ne prendront pas part au débat qui suivra.

Imaginons donc la scène: Nicolas Sarkozy délivre son discours programmatique devant un Parlement complet (moins 30 députés et sénateurs sur près de 900 parlementaires); les élus socialistes se retirent après avoir entendu la parole présidentielle. Et ne diront… rien !

Bravo !

Le parti socialiste est-il mort ?

In Politique - Nationale on 17 juin 2009 at 19 07 34 0634

Depuis quelques jours, les “quadras” du PS se succèdent pour prononcer l’acte de décès du parti socialiste.  M. Valls a ouvert le bal, suivi par Mme Filippeti. Il ne faut pas beaucoup pousser MM. Delanoe et Moscovici pour entendre le même diagnostic.

Deux choses me frappent.

  • Il ne faut pas sur-interpréter la défaite des européennes : le PS, avec de mauvais candidats, sans programme, a fait une mauvaise campagne. Certes. Il a surtout été victime de l’abstention. Le vote écolo a été une manière de vote défouloire, habituelle aux européennes, qui ne débouchera sur rien. Les résultats des vingt dernières années le démontrent ; la composition de la liste Europe Ecologie, atelage improbable entre des libertaires, des antimondialistes, des associatifs…, le confirme: pas de conviction commune. Le PS est loin d’être mort.
  • Mais, le PS n’a rien à dire. Depuis 2002, il n’a pas produit une idée nouvelle, mis à part le SMIC à 1500€, aberration économique, pire que les 35h. Réfléchir, choisir, proposer, faire de la politique tout simplement. Voilà ce qui devrait être la priorité d’un parti de gouvernement; voilà ce qui permettrait au PS de jouer son rôle de parti d’opposition. Mais une seule chose intéresse ce parti: comment sera désigné le candidat à la prochaine présidentielle.

Tout cela est navrant pour la vie démocratique française.

Si je soutiens Nicolas Sarkozy et si je souhaite qu’il soit réélu en 2012, je reste profondément libéral et attaché à l’équilibre des pouvoirs, aux débats. Une opposition est nécessaire.