rives45

Bilan des 6 derniers mois

In Politique - Locale on 31 décembre 2009 at 9 09 48 1248

Après 6 mois de silence, quelles sont les grandes mutations dans le paysage politique orléanais ?

1/ Au Centre(-gauche) : le MODEM titube toujours après le relatif échec des européennes ; les régionales sont dans trois mois, seule la tête de liste régionale est connue; dans le Loiret, les sortants s’opposent aux postulants, et rejouent les combats internes d’il y a quelques mois. Toutefois, le positionnement du MODEM est clarifié : au second tour, l’alliance sera à gauche, et le MODEM (enfin sa tête de liste départementale) sera vice-président. On comprend que cela réveille les ambitions.

2/ Au (nouveau-)Centre : Florent Montillot a été élu président du Nouveau Centre. Trois enseignements peuvent en être tiré: (i) Localement, le NC veut exister davantage et s’appuie sur un élu pesant politiquement ; (ii) Cela traduit également la brouille durable entre Florent Montillot et l’UMP suite à son exclusion en 2007; (iii) Cela confirme le repositionnemment du NC en une sorte de UDF-reloaded car Florent Montillot est plus proche des anciens républicains indépendants et du CNI que du CDS (force démocrate) dont sont issus les actuels leaders nationaux du NC.

3/ A gauche : le score en Ile-de-France d’Europe Ecologie en juin dernier fait rêver les écologistes du Centre qui se voient bien prendre le pas sur le PS, ce qui aiguise les ambitions pour la Région et… Orléans ! Le PS n’en finit pas de ne pas se reconstruire: la composition de la liste admirablement commentée sur la blogosphère orléanaise fait apparaître trois éléments: (i) François Bonneau est le patron du PS-45 et Jean-Pierre Sueur semble avoir perdu de son influence ; (ii) la liste est un compromis entre plusieurs forces: François Bonneau promeut ses amis politiques, s’appuie sur les nouveaux responsables locaux du parti et  s’accomode de quelques proches de Jean-Pierre Sueur pour préserver l’unité ; (iii) la bataille d’Orléans est provisoirement abandonnée: d’une part, l’ombre de Jean-Pierre Sueur flotte encore sur la mairie, d’autre part, l’opposition municipale peine à faire émerger une tête de proue.

4/ A droite : les élections européennes ont redistribué les cartes et Eric Doligé sort renforcer de la dernière séquence par rapport à Serge Grouard. Il a obtenu que la nouvelle députée européenne C Soullie soit tête de liste dans le Loiret à la place de CE Leimeignan. Pour autant, les succès électoraux de juin sont loin et le mode de scrutin rend illusoire une victoire de la droite…

Bonne année 2010

In Vie du blog on 31 décembre 2009 at 9 09 26 1226

Après quelques mois d’hibernation, le blog de Rives se réveille doucement en vous souhaitant une bonne année 2010.

Le discours de Versailles

In Politique - Nationale on 22 juin 2009 at 21 09 35 0635

J’ai été déçu par le discours de Versailles pour deux raisons:

  • Sur la forme. J’ai soutenu la révision constitutionnelle et le droit pour le Président de s’exprimer devant le Parlement; cette interdiction, dite loi chinoise, datait des premières années de la 3e république et répondait à une volonté de s’émanciper de la tutelle de Thiers; elle n’avait plus guère de sens aujourd’hui; seulement, j’étais favorable à deux choses : une sorte de discours sur l’état de l’union, c’est à dire un rendez-vous à date fixe, de rencontre entre deux pouvoirs constitutionnels ; ou une autorisation pour des interventions solennelles en cas de crise ou de projet de référendum par exemple.  En s’exprimant deux jours avant un remaniement, quelques jours avant un nouveau discours de politique générale du Premier ministre, le Président a, à mon sens, abaissé la parole présidentielle à un niveau qui n’est pas le sien, dans l’ordre symbolique; de deux choses l’une : soit on reste dans un régime politique dans lequel le gouvernement est responsable devant le Parlement, ce qui est le cas et le Président  a commis ne erreur institutionnelle en s’exprimant aujourd’hui ; soit on fait le choix d’un véritable régime présidentiel et dans ce cas une nouvelle révision constitutionnelle est requise et j’y suis favorable.
  • Sur le fond. Le discours ressemblait un peu à un catalogue ; j’attendais une stratégie plus claire sur la France d’après crise, tant en termes de réformes des collectivités que de transformations économiques et sociales. J’ai trouvé le discours trop marqué par la conjoncture politico-politicienne des derniers jours.

J’attends avec impatience la composition du nouveau gouvernement pour que le mouvement des réformes soit relancé !